
Wanted, c’est l’histoire d’une fragrance enivrante où l’iris étreint le magnolia, laissant sur la peau l’empreinte du désir. C’est aussi l’essence d’une femme forte et sensible à la fois, libre par nature mais liée à l’amour, incarnée par une égérie sublime : Demi Moore. Pensée par l’agence BETC Luxe, magistralement mise en scène et photographiée par Mert & Marcus, la campagne nous prend de vertige et nous invite à plonger au cœur du tourbillon amoureux. Rendez-vous dans les coulisses du plus sensuel shooting d’Helena Rubinstein, auquel j'ai eu la chance d'assister.
C’est au cœur de Los Angeles, à quelques rues d’Hollywood Boulevard, que la campagne Wanted prend vie. Sur le plateau, la musique pop résonne, intimant le rythme aux photographes et à leur équipe en effervescence. A côté, un showroom s’est improvisé : au centre de la salle trônent des portants auxquels sont suspendues les plus belles robes de couturiers, choisie par l’une des plus célèbres stylistes d’Hollywood : Rachel Zoe. L’élue sera une robe longue en jersey, dont Demi Moore décidera de croiser les bretelles afin de redonner de l’asymétrisme, de la modernité, du caractère. A son image.
Entre deux essayages, Demi Moore découvre le parfum aussi précieux qu’une infusion d’or. Au contact de sa peau, ses notes s’exhalent et surprennent l’actrice. Elle aime ces senteurs fraiches et charnelles à la fois, tantôt douces, tantôt puissantes. Comme elle. Vient le moment du maquillage. Dans la loge, entourée de poudres irisées et de fards fumés, la femme laisse place à la star. Mert & Marcus, ses photographes fétiches, sont à ses côtés. Il y a aussi Jean-François, le sublime mannequin canadien qui jouera l’homme épris sur la photo. Autour d’eux, tout bouge, tout se transforme, et les projecteurs du plateau s’allument.
Soudain, la musique s’arrête. Demi Moore fait son entrée sur le set. Parfaite incarnation de l’élégance chère à la marque, elle s’allonge en sur la grande plateforme ronde. En position inversée, son partenaire se glisse à côté d’elle. Perchés sur une planche à 1 mètre 50 du sol, les photographes les surplombent.
Le shoot peut commencer. La musique reprend. Lentement, les personnages pensés par la marque et les créatives de l’agence prennent vie. Ce n’est plus Demi Moore mais une femme amoureuse qui étreint la main de son amant. Ce n’est plus un modèle de papier glacé mais un homme épris qui se love au creux du cou de la femme qu’il désire infiniment.
Les corps s’enlacent et s’entrelacent. La notion d’endroit et d’envers se perd. L’objectif s’immisce dans l’intimité de ce couple étroitement lié. Un lien symboliquement représenté par les mains qui s’étreignent, les bretelles qui s’entrecroisent, le bracelet qui s’enroule… Tout conduit vers cette femme asservissant d’un regard l’objectif, tout en s’abandonnant dans les bras de son amant.
Les cliquetis de l’appareil s’enchaînent, immortalisant chaque moment. Et l’ordinateur de contrôle fait apparaître les premiers visuels. Demi Moore se relève pour rejoindre l’équipe autour de l’écran. Déterminée, professionnelle, ses remarques frappent par leur justesse. Le shoot reprend. Et c’est à la surprise de tout le monde qu’un invité fait son entrée sur le plateau. Téléphone à la main, Ashton Kutcher s’approche, discute, filme, met en ligne la vidéo puis disparaît. Une image se révèle sur l’écran de contrôle : elle frappe tout le monde par l’émotion et la sensualité qu’elle dégage, l’exactitude du geste, du regard…
A l’unanimité, le shoot est déclaré terminé. Les assistants de plateaux débranchent les appareils, les coiffeuses et maquilleuses rassemblent leurs accessoires. Enfin, les projecteurs s’éteignent. Au loin, dans la cour, la silhouette de Demi Moore disparaît derrière les vitres d’une grosse berline noire. La nuit tombe sur Los Angeles. Demain, l’image du parfum Wanted verra le jour.
A suivre: le tournage du film à Paris. Mais là, c'est encore une autre histoire.








